A cet instant précis, j'ai envie que d'une chose : pleurer. Pleurer tout ce que j'ai en moi, pleurer toute ma tristesse, pleurer toute ma peur et pleurer tout ce qui fait mal à mon c½ur. Le c½ur, c'est toujours lui qui subit, toujours. Parfois, je voudrais plus que tout avoir un gros bloc de glace à la place de ce fichu c½ur.
Game over, fin de la partie. C'est la fin de notre histoire, un peu trop tôt et un peu trop vite. C'est décevant, catastrophique, lamentable. J'y croyais tellement, cette fois. J'avais tout misé, me voilà ruiné. Depuis, je me trimballe une énorme boule coincé dans ma gorge. Et au premier mot de travers que quelqu'un aura le malheur de dire, j'en fondrai en larme. Je m'accroche à des souvenirs, des mots, et ces choses que je possède de toi. C'est quand même étrange, j'arrive à écrire que lorsque je suis au plus bas. Pendant deux mois j'ai été comblée, et là impossible alors d'aligner des mots. C'est fou.
J'ai beu lutter pour ne pas penser à toi, je ne tiens pas pour autant à t'oublier. Une petite voix au fond de moi me dit de me battre, car tu en vaux le coup. Hors de question que je baisse les armes, car cela voudrait dire que je t'ai perdu définitivement, et ça jamais.


